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Octave Pirmez

 

Octave Pirmez (1832-1883). 

 

Né à Châtelet en 1832, Octave Pirmez est issu d’une des familles les plus fortunées de Belgique.
Durant ses études de lettres, il fréquente le Bruxelles mondain. Il rompt avec cette vie de dandy en parcourant ensuite la France, l’Allemagne et l’Italie. En 1860, il s’installe définitivement dans le château d’Acoz. Jusqu’en 1858, cette propriété appartenait aux ancêtres de la Reine Mathilde, la famille d’Udekem d’Acoz,.

Une littérature de l’intime

« Quelles que soient la douceur et la majesté des sites que nous parcourons », écrit Octave Pirmez, « nul ne nous touche aussi profondément que la contrée où s’éveillèrent nos premières émotions. Là gît la racine de notre mémoire. » Cet encrage rural, dans la campagne d’Acoz, est au centre de l’œuvre écrite, littérature de l’intime tournée vers la contemplation de la nature et l’introspection : « J’ai consumé dans la vallée d’Acoz vingt étés et autant d’hivers. Elle a pris ma vie tout en m’inspirant. Elle et moi nous ne faisons plus qu’un. Puis-je l’oublier dans mes livres ? »

 

Le solitaire d'Acoz

 

Octave Pirmez a été surnommé « le solitaire d’Acoz ». Pourtant, il était en relation suivie avec plusieurs grandes familles de la région, correspondait ponctuellement avec Hugo et Sainte-Beuve et entretenait de fréquents contacts avec Charles De Coster, autre grande figure de la littérature belge. De plus, son statut de châtelain l’amenait à soutenir la sociabilité et le folklore local. A un ami convié aux festivités de la Sainte-Rolende, il annonce : « C’est lundi le grand pèlerinage. L’entrée de la châsse, de la procession et de la marche militaire à la chapelle du château a lieu à 10 heures. Nous aurons vingt trains spéciaux arrivant à Acoz. »

Plus que par la solitude, l’existence d’Octave Pirmez est donc marquée par un refus de la vie urbaine, des institutions littéraires et du pragmatisme d’une époque marquée par un formidable essor industriel. Aussi son œuvre est-elle peu diffusée. En revanche, à son décès, le 1er mai 1883, la critique reconnait en lui un précurseur et un chef de file de la jeune littérature belge encore naissante. Elle salue « la farouche indépendance qui est le propre de l’art nouveau, de l’art véritable » et le talent d’un artiste « traçant les contours d’une main légère et tendre, caressant, séducteur, harmonieux, accompagnant ce qu’il écrivait d’une musique invisible et douce » (L’Art moderne, 6 mai 1883).

Marguerite Yourcenar est la petite nièce d’Octave Pirmez. Elle évoque la figure de son grand-oncle dans Souvenirs pieux.