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Gerpinnes

Un peu d’histoire. Le pays des gerbes de blé ?

 

Les découvertes archéologiques attestent la présence d’un habitat humain à Gerpinnes dès le néolithique (soit 9000 ans avant notre ère), en trois lieux : al gurti, entre Gerpinnes et Joncret, au sabonî à Fromiée, aux fossés Clémont entre Gerpinnes et Hymiée. A l’époque romaine, notre territoire abrite une villa au confluent des ruisseaux Saint-Pierre et d’Augette, Ses vestiges ont été retrouvés en 1872. L’hypothèse selon laquelle son riche propriétaire aurait donné son nom à notre commune, Gerpinnes dérivant d’Agrippina, est aujourd’hui fortement contestée. Il semblerait que les termes Gerpinas (1127), Gerpinis(1133), Gelpines (1201) et finalement Gerpinnes – Djèrpène en wallon – dérivent du germanique Gerbines, « le pays des gerbes de blé ».

Du 10ème siècle à 1796, Gerpinnes dépend du chapitre noble de Moustier- Sur-Sambre, et relève du comté de Namur. En revanche, au point de vue religieux nous dépendions du prince-évêque de Liège. Cette contradiction entre pouvoirs temporel et spirituel est levée en 1446, et nous rejoignons l’évêché de Namur.

 

Les bourgeois

 

A cette époque, le territoire de Gerpinnes est vaste et reprend les localités d’Acoz, Villers, Gougnies, Sart-Eustache et Tarcienne, ainsi que deux petites seigneuries, composées d’une ferme et de quelques maisons en bois et torchis, Rabuzée (la ferme St Pierre a été reconstruite en 1870 sur ses fondations ) et Lanthenée (en allant vers Tarcienne, près de l’Augette), où se trouve un moulin banal. Au 16ème siècle, celui-ci est déplacé « au culot », à la rue du Moulin. Son propriétaire actuel lui a rendu vie grâce à une restauration attentive.

Dès le 10ème siècle, Gerpinnes est une haute seigneurie. Le centre du village se déplace vers l’église. Oratoire en bois dans un premier temps, elle est reconstruite en pierre et pourvue ensuite d’une tour et d’une enceinte fortifiée.

L’église se développe avec l’essor du culte de sainte Rolende, dès la reconnaissance de la sainteté de Rolende en 1103 et le début du tour. En 1209, les gerpinnois sont affranchis; ils jouissent des mêmes libertés que les bourgeois de Namur. Depuis ce jour les gens de Gerpinnes portent le sobriquet de « bourjwês » - bourgeois. En 1265, 62 bourgeois sont recensés ; ils sont 1365 en 1830, 2147 en 1913 et 2506 en 1968.

Au 13ème siècle, une importante halle aux grains couverte est construite sur la place de la Halle. Elle s’étendait vraisemblablement jusque la rue de la Régence. A cette époque, la locution « il en est allé à la halle de Gerpinnes » exprime satisfaction et réussite sociale.

Quant à l’installation d’une première école, elle est attestée dès 1740, à la rue Albert Bernard, par une plaque commémorative toujours visible.

 

 

Jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, notre commune dépend du comté de Namur

 

 

L’essor industriel et son reflux

 

Depuis l’époque romaine, à Gerpinnes, on extrait le fer (des bas fourneaux ont été mis à jour), la pierre calcaire, le marbre Sainte- Anne et la « terre plastique », utilisée pour colmater les cubilots dans les aciéries (fosse al dièle, à St Roch). En 1937, 6 carrières témoignent de l’essor apporté par la révolution industrielle. Elles emploient 80 personnes. Il n’en subsiste que deux (pour 22 carriers) en 1961. Construite en 1855, la ligne de chemin de fer 138 reliant Châtelineau à Florennes et Givet est d’ailleurs démantelée en 1960. Venant d’Acoz, elle traversait le centre du village par la rue Heuveners, la rue Beaufayt et la place de la Scierie, jusqu’à ce qu’en 1872, le sieur de Bruges fasse creuser une tranchée de contournement.

Au siècle passé, deux événements ont marqué l’histoire de la commune : l’incendie, en 1914, de plusieurs maisons de la localité, parmi lesquelles la brasserie Evrard où l’on fabriquait la bière St Michel et, enfin, les terribles inondations qui ont dévasté le bas du village en 1987.

 

A voir :

 

  • L'église paroissiale saint-Michel
  • le château ferme
  • la ferme de la Neuve Cense
  • le jardin naturel
  • la villa romaine
  • Le château " La Tour " déjà cité au XIVe siècle et qui se situe à la rue Albert 1er.
  • Le château d'En Haut, construit par la famille de Bruges, devenu maintenant " maison communale ". Deux tours d'angles et un pavillon (ancienne chapelle ?) subsistent toujours.  Le bâtiment principal abrite une pièce superbement rehaussée de peintures et boiseries finement sculptées.
  • Le château d'En Bas, ou château du Fourneau, construit par les Desmanet, maîtres de forge, et aménagé en école par les Chanoines de Latran (Collège Saint-Augustin).
  • Imposante maison en moellons, briques et pierre calcaire située au milieu d'un jardin enclos rue Napoléon Anrys
  • l'ancienne brasserie Evrard
  • le moulin banal
  • une grande maison bourgeoise du XIXème siècle de style néo-classique (rue St Roch)
  • les potales
  • les marches Sainte-Rolende et Saint-Pierre des jeunes

 

Toponymie
 

  • Maladrîe : au 13ème siècle, un bâtiment accueillait les malades et assurait leur isolement. Il comportait une chapelle des lépreux.
  • Trî Marie Linô : Montée vers l’étang « Marie Linaux », du nom de la dernière sorcière brûlée à Gerpinnes, au 16ème siècle.
  • Kwêrèle : de quairaria, carrière.
  • Tchafort : four à chaux
  • Ojète : d’aise (petite aise), terre d’aisance