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Acoz

 

La présence humaine en ces lieux est ancienne. Un habitat néolithique, dont l’aire de dispersion s’étend sur plusieurs hectares, a été identifié à Lausprelle sur la campagne du tchôrnwè.

Il semble que le village d’Acoz doive son nom à l’affluent de la Biesme qui le traverse. Les graphies antérieures du mot sont Acoce (1160), Acoche (1265), Aucoche (1289). Acoz – et Aucoz, qui correspond au wallon ôco – apparaissent dès 1350. A cette période, les habitants du village sont manants ou encore tenanciers ; ils ont cessé d’être taillables et corvéables et s’inscrivent donc dans la stratification sociale de la société féodale entre serfs et bourgeois.

Au milieu du 16ème siècle, le rachat d’Acoz et ensuite de Lausprelle par Jean Marotte unifie ces deux alleux en une seule seigneurie foncière. En 1759, celle-ci est transmise par héritage à la famille d’Udekem.

 

L’activité sidérurgique

 

Acoz occupe une place importante dans l’histoire de l’industrie du fer dans l’Entre-Sambre-et-Meuse. Une forge était en activité dès le 14ème siècle. L’activité sidérurgique se développe avec la révolution industrielle. La famille de Dorlodot, après un premier laminoir en 1829, fait construire un complexe industriel comprenant un haut fourneau, trente fours à coke, une forge et un laminoir. En 1937, la sidérurgie emploie encore 350 personnes.

Le rôle joué par la famille de Dorlodot dans la localité est tout à fait important. L’historien Hervé Hasquin  le souligne, « on mesurera à sa juste valeur l’influence exercée par les de Dorlodot à Acoz si l’on sait que la famille détint sans interruption le poste de bourgmestre de 1830 à 1953 ; son règne se termina avec celui de la sidérurgie »[1].

Il nous est difficile, aujourd’hui, d’imaginer l’importance de la vallée d’Acoz dans le paysage industriel national au 19ème siècle ! Pour en prendre la mesure, relevons qu’en 1869, les laminoirs d’Acoz occupent 1295 ouvriers et produisent 51.850 tonnes, tandis que Cockerill a, pour cette branche d’activité, 993 ouvriers et produit 29.475 tonnes.

Cependant, l’intérêt du pays d’Acoz ne se limite pas aux seules traces du passé industriel. Son relief en plateau découpé de nombreuses petites vallées, plus propice à l’élevage et à la culture fruitière qu’au labour, lui vaut tout l’attrait des paysages bocagers[2].

Enfin, propriété des ancêtres de la Reine Mathilde, la famille d’Udekem d’Acoz, de 1759 à 1858 et ensuite résidence du poète Octave Pirmez jusqu’à sa mort, le château d’Acoz, bâtisse aux proportions fortes et harmonieuses nichée dans un écrin de verdure et d’eau dormante, est un des monuments les plus remarquables de l’entité.

Acoz chateau

 

A voir :

 

  • l'église paroissial Saint-Martin de style rural du 18eme siècle, d'inspiration néo-classique, date de 1844 et est dédiée à saint Martin.
  • le château
  • l'église paroissial Saint-Léon de Lausprelle de style roman, en moellons de grès, date de 1913 et est dédiée à saint Léon.
  • le château de Dorlodot
  • la marche Saint-Roch et Saint-Frego d'Acoz et de Lausprelle

 

 

Toponymie

 

  • ô banc d’fièr : vaste campagne entre Gerpinnes et Acoz. Un gisement de minerai de fer y fut exploité jusqu’en 1874.
  • li scavêye : terre chavée près de « Monplaisir ». Chavée, en Belgique, et cavée (France) désignent un chemin creux et, par extension, un long espace creux.
  • l’crwès d’ôco : la croix d’Acoz, à la limite d’Acoz et Gerpinnes
  • al tourète : à la tour Octavienne

 

 

[1]  Hasquin, Hervé (dir.), 1983, Communes de Belgique. Dictionnaire d’histoire et de géographie administrative, Bruxelles, Crédit Communal de Belgique et Renaissance du Livre, p.21

[2] Le Gal Entre-Sambre-et-Meuse édite une fiche promenade pour la découverte de ces paysages