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Le verger Namèche



 

"Madame Dominique Dardenne, présidente de l’association « La Basse Douce Pensée » et conservatrice du Verger Namèche, en quoi consiste l’association « La Basse Douce Pensée » ?"

L’association vise à préserver la diversité et l’originalité du terroir via l’entretien du verger Namèche et notamment par la plantation de 60 fruitiers Hautes tiges de variétés anciennes et régionales. Celles-ci ont été choisies parmi les variétés les plus résistantes et selon le patrimoine génétique local (variétés proposées par M. Lateur de la Station de phytopathologie de Gembloux).

La Basse Douce Pensée tente en fait de rétablir un patrimoine naturel ancestral en favorisant la biodiversité et en tenant compte des aspects didactiques et esthétiques :

    • observation de la nature, de la faune et de la flore ;
    • évolution naturelle des vieux fruitiers afin de favoriser la chaîne écologique qui s’y est installée ;
    • absence de gestion au niveau de certaines zones pour préserver la quiétude des grands mammifères et rapaces qu’elles accueillent ;
    • préservation ou non du roncier en fonction de la densité de population d’oiseaux ;
    • organisation de visites guidées (sur demande) pour faire découvrir le site aux écoles, aux mouvements de jeunesse, aux scientifiques ainsi qu’à tout public intéressé ;
    • organisation de journées de gestion pour les personnes désirant aider à la sauvegarde de la nature
    • illustration de deux panneaux didactiques placés au verger Namèche et au bois de Champs borniaux qui lui est contigu.

Tout ceci se faisant en étroite collaboration avec la Division Nature et Forêts, gestionnaire du site, et tout particulièrement sous la direction de Monsieur André Baily, chef de brigade.


Quelle est l’origine de son nom ?


En 1818, un extrait du plan cadastral parcellaire de la Commune de Loverval mentionnait le nom de « Basse Douce Pensée » à l’endroit du verger Namèche. Notre objectif étant la préservation d’un patrimoine naturel, il nous a semblé logique de prendre comme nom le plus vieux nom connu du lieu.


L’histoire du verger…


  • En 1945, Madame Namèche fait planter des fruitiers (pommiers, pruniers et poiriers) au lieu-dit la « Basse Douce Pensée » ; site défriché en 1940
  • De 1960 à 1990, une partie du verger n’est plus exploitée, la forêt y reprend donc ses droits
  • Le 21/12/1990, le verger est soumis au régime forestier et la responsabilité de sa gestion est assurée par la Division Nature et Forêt (réalisation des devis travaux, octroi de subsides, surveillance)
  • En 1991, des nichoirs sont placés au verger ainsi qu’au bois de Champ borniaux par les enfants du quartier de Fromont aidés des Scouts pluralistes de Joncret
  • En 1992, restauration d’un biotope marécageux par la « Basse Douce Pensée » avec le même mouvement de jeunesse lors de journées didactiques
  • En 1997, avec l’aide des Stagiaires Eco-cantonniers de la FUNOC (Gilly), l’asbl double la superficie de la mare, défriche et désherbe également les alentours
  • En 1995, plantation de 10 nouveaux fruitiers (pruniers & pommiers)
  • En 1996, des Saules têtard sont plantés en vue de reconstituer un site de nidification pour les Chouettes chevêches
  • Respectivement, en 1998 et en 2000, 25 autres fruitiers sont plantés (poiriers, pommiers et pruniers) avec l’aide des élèves stagiaires de la FUNOC de Gilly

 

Qu’est-ce que le PCDN vous a apporté ?


Lors de l’étude « Evaluation du patrimoine naturel de la partie Nord-Ouest du territoire de la commune de Gerpinnes » réalisée par le Laboratoire d’Ecologie des Prairies (UCL) à la demande de l’Administration communale de Gerpinnes dans le cadre du PCDN, les scientifiques ont reconnu que :

- le verger Namèche constituait un maillage écologique important ;

- le verger Namèche du point de vue naturel était à classer en zone centrale.

Ceci a permis aux hommes politiques de réaliser qu’il était important de réhabiliter un vieux verger tel que celui-ci. Ici bien sûr, nous ne parlons pas pour Monsieur Roland Marchal qui a toujours été conscient de son patrimoine naturel et sans qui le PCDN n’aurait pu voir le jour à Gerpinnes.

 

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez au quotidien ?


Au début, notre association comptait une quinzaine de membres et bien que sur le terrain, nous n’étions souvent que 3 ou 4, nous nous sentions soutenus dans nos efforts. Hélas, maintenant nous travaillons souvent en famille, bien que de temps à autre nous ayons une aide ponctuelle. Nous nous sentons dès lors souvent frustrés de ne pouvoir accomplir, manque de temps, les tâches qui semblent pourtant importantes.

 

Quels sont vos projets ?


Nous aimerions que ce site devienne progressivement un lieu de recherche et d’étude pour un meilleur respect de l’environnement et pour la conservation de la nature. Nous espérons aussi que les enfants découvriront la diversité de couleurs, de saveurs et de parfums des fruits locaux que nos aïeux ont mis des générations à créer. Et enfin, nous souhaitons la pérennité du verger Namèche pour que demain nos enfants puissent apprécier le merveilleux patrimoine naturel que nos ancêtres nous ont transmis… alors, nous considèrerons que notre mission pour les hommes et pour la nature sera accomplie. »