Les Marches Folkoriques
Marcher...
Un pied devant l’autre me direz-vous…
En nos villages de Sambre- Et –Meuse, cela ne se résume pas essentiellement à l’acte physique ;
cela représente un fait émotionnel voire passionnel , en tous les cas, traditionnel.
Le marcheur est garant et respectueux de son folklore.
En revêtant son uniforme dit « du premier ou du second empires », il en devient un ambassadeur.
Lors de l’accompagnement de la procession ou du pèlerinageen l’honneur du saint patron, sa tenue est irréprochable.
Il est escorteur deprocessions.
Souvent, il porte en lui l’héritage coutumier familial, il deviendra un passeur de traditions.
Marcher…
Rassemble et rapproche les hommes et les femmes de toutes conditions sociales philosophiques et culturelles.
Le seul effet de subordination est lié au grade du marcheur.
Ne s’improvise pas, il existe une gestique particulière liée aux compagnies, aux pelotons et guérites.
Marcher…
C’est prendre le pas au rythme des tambours et fifres
C’est perpétuer le serment de nos anciens.
C’est appartenir à une famille de plus ou moins 20.000 personnes.
C’est être un ambassadeur de l’association des marches de l Entre- Sambre- Et- Meuse
C’est être digne de la reconnaissance de l’UNESCO, plébiscitant le
concept de nos marches, comme Chefs d’œuvre Oral et Immatériel de l’Humanité.
Marchî…
On-n’a ça dins l’sang qu’on nos-a dit
On-n’sét nén co d’visér mè marchî dèdja on sét.
Pad’zous l’drapia pou couminçî…adon on routra ûlôd, sapêur, grènadier, voltijeûr èco zouâve…
Quand-on ètind l’ra d’in tamboûr ça vos prind di tous lès costés
Riniflér ène boûne pènéye di poûre a plin néz, gn-a qu’çoula d’vré
Et ci pa maleûr on-n’sét…assurè mès djins on z-è brét.
