L'habitat Kangourou
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L’habitat Kangourou, continuer à vivre chez soi mais d’une autre manière
Parmi les nombreux défis à relever en termes d’organisation de la société, le vieillissement de la population exige de réfléchir sur les modèles d’hébergement qu’il y aurait lieu de développer, en accord avec les besoins des personnes âgées.
Jusqu’il y a peu, le choix se limitait au domicile privé et à la maison de repos. La transition entre les deux était, et c’est encore souvent le cas, mal vécue par les personnes âgées.
Mais aujourd’hui une évidence se profile et des solutions doivent émerger car les maisons de repos ne pourront pas accueillir toutes les personnes âgées qui le souhaitent dans les décennies à venir.
Ces dernières années, des alternatives se sont développées. Celles qui le désirent peuvent ainsi choisir de vivre dans les habitats groupés, les maisons de services, l’accueil familial, etc.
Cependant, quand on les interroge, la majorité d’entre elles souhaite continuer à vivre le plus longtemps possible à leur domicile.
L’habitat kangourou, qui permet de rester chez soi, offre une alternative intéressante à la maison de repos.
Déjà bien implanté aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, ce concept importé d’Australie se développe plus timidement en Belgique.
Qu’est ce qu’un habitat KANGOUROU ?
Le terme « Kangourou » se réfère à la poche de ce dernier, dans laquelle le jeune marsupial se sent en sécurité, à l’abri.
Concrètement, la personne âgée s’installe au rez-de-chaussée d’un habitat tandis qu’un jeune ménage ou une famille occupe le reste de la maison. Dans la plupart des cas, la personne âgée est propriétaire des lieux et il est prévu un contrat qui précise les modalités de la relation de services et le loyer modique payé par la famille.
Cette formule d’habitat simple et efficace permet aux personnes âgées de mieux vivre chez elles grâce à un voisinage bienveillant.
Ce type d’habitat partagé peut apporter des réponses aux problèmes de société tels que celui de l’isolement des personnes âgées ou encore celui des personnes à faible revenu.
Tout en préservant l’intimité de chaque cohabitant, cette proximité voulue et choisie est l’occasion de tisser de nouveaux liens entres les individus, de recréer une société à dimension humaine.
Ce système permet de créer des liens entre les deux groupes afin de maintenir la cohésion sociale au sein de la localité.

