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Histoire de Gerpinnes


 

Un peu d'histoire...

 

Gerpinnes existait et était habitée au temps paléolithique, mais ce n'était évidemment qu'une solitude de bois et de marais à l'exception de quelques îlots formés de masures connues sous l'appellation patronymique qui, finalement, prendra corps.

 

A l'époque romaine, un riche propriétaire romain possédait un domaine s'étendant sur plus de 5.000 hectares. Les bâtiments de la villa et de la ferme occupaient une superficie d'au moins un hectare au pied d'une colline et au confluent des ruisseaux d'Ojette et de St-Pierre.

Outre d'incessantes incursions des pillards lors des grandes invasions, cette villa fut incendiée une première fois au début du Veme siècle.  Ses substructures sont toujours existantes. Finalement, cette villa fut abandonnée et une autre fut construite sur la hauteur où se trouve l'église paroissiale actuelle, plus propice à la défense.

 

Au début du VIIIe siècle, quelques missionnaires vinrent construire un oratoire en bois à l'abri de la Villa de Gerpinnes (endroit de l'église actuelle) et s'installèrent à proximité. Ils y fondèrent le Moustiers. La chapelle fut dédiée à saint Michel, archange, et servit d'église paroissiale pour les habitants de tout le domaine.

 

A la fin du IXe, le régime domanial évoluait et les conditions sociales se modifièrent profondément pour aboutir au régime féodal.
Les fermes secondaires finirent par se détacher de la tutelle du domaine principal et devinrent les noyaux de plusieurs seigneuries dont les maîtres exercèrent souvent sur leurs sujets des droits arbitraires. La seigneurie hautaine de Gerpinnes resta la plus importante et ce sont ses limites qui forment la commune actuelle.

 

A la fin du IXe siècle, les pillards normands ravagèrent à nouveau le pays et incendièrent la villa de Gerpinnes, l'église ainsi que le Moustiers et décimèrent la population.

 

Vers 920, le domaine qui se trouvait dans le pagus de Lomme (Namur) devint propriétaire comtal ; le comte en disposa bien vite en faveur du Chapitre noble de Moustier-sur-Sambre (1020).
Après que le monastère ait été restauré, les dames de Moustier en conservèrent la juridiction et l'administration jusqu'en 1796, année de leur dispersion.

 

En 1015, se déroulait la bataille de Florennes; ce bourg, qui avait un château-fort assez important, fut saccagé et brûlé par Eebald, avoué de Florennes en l'an 1143.

 

En 1188, le même château essuya un semblable désastre de la part des troupes du comte de Hainaut, Baudoin V, pendant la guerre que ce dernier fit à son oncle Henri l'Aveugle, comte de Namur. Cette place fut depuis restaurée; elle était flanquée d'un certain nombre de tours. Ayant de l'importance, on la conserva longtemps.

 

Vers 1196, le comte de Namur, Philippe le Noble, accorda ses privilèges aux habitants de Gerpinnes, qui bénéficièrent des mêmes droits que les bourgeois de Namur, à partir de 1206.

 

Par charte du 5 mai 1201, Baudoin, comte de Flandres et du Hainaut, garantit la liberté que son frère, Philippe, comte de Namur, avait accordée aux habitants de Gerpinnes.

 

Ce village de l'Entre-Sambre-et-Meuse se trouve parmi les endroits que les chartes indiquent comme appartenant au comté de Lomme. La terre de Gerpinnes ressortait du baillage de Bouvignes. Longtemps la localité fut l'objet de rivalités entre la principauté de Liège et le comté de Namur.  Outre la juridiction qu'exerçait à Gerpinnes l'abbesse de Moustier-sur-Sambre et son avoué, il y avait, en cette localité, les seigneuries ci-après : Saint-Feuillien, Saint-Jean de Florennes, Saint-Pierre de Brogne, Lantignies et Rabuzée.

 

En 1327, l'on citait déjà le château La Tour, actuellement propriété de la famille Evrard.

 

En 1375, le pape Grégoire XI attribua Gerpinnes aux comtes de Namur. Ceux-ci y entretiendront une garnison dans le château-fort afin de protéger leur frontière du côté de Florennes.

H. de Radiguès écrit: "Le vicomté de Gerpiiines était un fief consistant en rentes en avoine, levées à Gerpinnes, Rabuzée, Gougnies, Fra-Wegnées, Hubertmont. "

Collart de Rolous en était possesseur à la fin du XIVe siècle; elle passa à son fils Jean de Rolous; le neveu de ce dernier, Jean de Graux, fils de Wautier, en fit relief le 19 mars 1426.

 

Au XIVeme siècle, les Liégeois et les Namurois se disputaient la possession de cette localité et de seize autres localités-frontières.

 

En 1360, un accord intervint entre le prince-évêque, Englebert de la Marck, et le comte de Namur, Guillaume I. Puis, en 1375, l'intervention du pape Grégoire XI ayant été sollicitée, il trancha le litige en faveur du comté de Namur. A Gerpinnes siégeaient la cour foncière de Saint-Jean de Florennes et la haute cour de Rabuzée. Une halle aux grains abritait les marchés publics (à l'emplacement de l'actuelle place de la Halle). Elle avait un grand renom à cette époque à cause des franchises dont y jouissaient les marchands. Elle fut à l'origine d'une locution destinée à exprimer le contentement "il allé à la Halle de Gerpinnes".

 

L'église Saint-Michel fut incendiée en 1545 et fut reconstruite en gothique flamboyant.

 

C'est au XVIeme siècle que fut construit le château d'En Haut, l'actuel hôtel de ville (depuis 1972). Il fut édifié par la famille de Bruges. La "maison Bouillon" porte les armoiries de cette famille de seigneurs du lieu. Ces armoiries figurent sur la porte d'entrée avec comme date 1617. A l'intérieur, se trouve une cheminée avec une plaque de foyer aux armes de Croy (1612) et la devise : "J'aime qui m'aime".

 

A la fin du XVIe siècle, le tour Sainte-Rolelide était conduit par des joueurs de violons et de tambourins. La châsse était protégée par une garde d'honneur de dix hommes. C'est au travers de ce groupe qu'il faut envisager l'origine des actuelles compagnies de marcheurs.

 

En 1562 : détachement de Sart-Eustache de Gerpinnes.

 

En 1602 : ce sera Tarcienne qui se détachera.

 

C'est au XVIIe siècle que fut édifié, par des maîtres de forges, le château d'En-Bas, actuellement collège Saint-Augustin, établissement scolaire.

 

En 1689, le 6 septembre, les troupes françaises du maréchal de Humière, commandant de l'armée de Flandre de Louis XIV, vinrent camper à Gerpinnes après la défaite de Walcourt le 25 août 1689. Il faisait front contre les troupes espagnoles du prince Waldeck qui, elles, s'étaient retranchées sous les canons de Charleroi. Le maréchal de Humière voulait recommencer la lutte; sur ordre du Roi, il marcha sur Tournai et Lille, pour faire rentrer dans leur garnison les troupes espagnoles qui ravageaient le territoire français en l'absence de l'armée de Flandre.

 

Notons que Gerpinnes avait déjà son école communale en 1740 ainsi qu'en témoigne une pierre encastrée dans la façade d'une maison de la rue F. Bernard : "1740 - Escol de Gerpinnes".

 

En 1753, Gougnies se détacha de la paroisse.

 

Pendant la deuxième guerre mondiale, un important centre de liaison de l'armée secrète fonctionnera à Gerpinnes ; au centre se situait le maillon 10, le noyau central de la chaîne se situant à Tarcienne, à la ferme Lambot.

 

Pendant les décennies qui suivirent la fin de la guerre, Gerpinnes continua sa vie de commune rurale, passant progressivement au stade de commune mi-rurale, mi-résidentielle. Les sursauts politiques de cette période ne l'atteignirent guère (affaire royale, grèves de 60... ), alors que ce qui était encore appelé le "Pays Noir" vivait ces événements d'une façon plus intensive.

(texte provenant du livre Gerpinnes Vade-Mecum)


 

 

 

Photo Aerienne